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Vue paisible sur la mer

Résidence 2026-2027

Quatrième édition de la résidence RÉCIFS

Voilier au coucher du soleil

Focus entre deux rives 

Dans une volonté de faire dialoguer des territoires, des mémoires et des imaginaires multiples, cette édition de la résidence RÉCIFS met en lumière des cinéastes dont les projets se construisent à la croisée de plusieurs mondes. Entre deux rives, géographiques, historiques ou symboliques, ces récits explorent les déplacements, les héritages et les lignes de tension qui traversent les individus et les sociétés. 

Des Caraïbes à l’océan Indien, des rives de la Méditerranée aux vagues de l’Atlantique, des frontières franchies aux territoires retrouvés, des héritages enfouis aux identités en mouvement, ces films dessinent des trajectoires où se rencontrent les grandes questions de transmission, d’appartenance, de vérité et de représentation, révélant ce qui se transmet, se transforme et circule d’une rive à l’autre. 

Voilier au coucher du soleil
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Sandrine Bonnaire

Marraine de la résidence Récifs 2026-2027

En 1983, alors qu’elle accompagne sa sœur à un casting, Sandrine Bonnaire est choisie par Maurice Pialat pour être l’héroïne du film auquel il songe depuis dix ans, A nos amours, portrait d’une ado éprise de liberté.

Par l’intensité qui se dégage de son jeu spontané, Sandrine Bonnaire fait, à 16 ans, une irruption spectaculaire dans le cinéma français, saluée par un César du Meilleur jeune espoir en 1984. La comédienne continue sa collaboration avec le cinéaste incarnant en 1987 Mouchette dans Sous le soleil de Satan, le film dont elle se dit le plus fière.

La jeune actrice trouve d’autres rôles très forts auprès de cinéastes exigeants : clocharde dans Sans toit ni loi d’Agnès Varda -composition qui lui vaut un César de la Meilleure actrice en 1986-, Captive du désert en 1989 pour Raymond Depardon, Jeanne d’Arc en 1992 chez Jacques Rivette (qu’elle retrouvera plus tard dans Secret défense), elle tourne également avec Claude Sautet (Quelques jours avec moi), Jacques Doillon, André Téchiné et Patrice Leconte.

Le Prix d’interprétation qu’elle reçoit à Venise en 1995 pour sa stupéfiante composition de domestique analphabète dans La Cérémonie de Claude Chabrol (avec qui elle tournera aussi Au coeur du mensonge) est un nouveau témoignage de reconnaissance de la profession, mais Sandrine Bonnaire est toujours perçue par le grand public comme une égérie du cinéma d’auteur.

 

Elle s’oriente donc à la fin des années 1990 vers un cinéma plus accessible, avec la fresque Est-Ouest (1999), le mélo C’est la vie et Mademoiselle, la pétillante comédie de Philippe Lioret (qu’elle retrouvera sur L’Equipier) qui permet aux spectateurs de découvrir son lumineux sourire.

 

En 2007, la comédienne crée la surprise en passant derrière la caméra avec Elle s’appelle Sabine, un documentaire consacré à sa sœur autiste, chaleureusement accueilli lors de sa présentation à Cannes dans le cadre de la Quinzaine des Réalisateurs. Loin d’avoir abandonné sa carrière d’actrice, elle passe devant la caméra de Claude Lelouch en 2014 dans Salaud, on t'aime et plus récemment en 2024 dans Finalement.

 

J’enrage de son absence est son deuxième long-métrage en tant que réalisatrice.

 

Sandrine Bonnaire continue son chemin au travers du cinéma français en collaborant notamment avec Audrey Diwan, Marie Castille Mention Schaar,Safy Nebbou, Pierre Jolivet ou encore Caroline Glorion.

Les cinéastes

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Gwénola Balmelle

La Faille

Scénariste et réalisatrice martiniquaise, elle développe un cinéma ancré dans les territoires caribéens, où elle explore les questions de filiation, d’identité et d’émancipation à travers des récits portés par des personnages en quête de liberté. 

Dans le cadre de la résidence, elle développe La Faille, un récit initiatique entre Haïti et la Martinique. Le film suit Lovena, une adolescente haïtienne envoyée en Martinique pour échapper à la violence des gangs. Dans une Martinique contemporaine traversée par les imaginaires visuels et musicaux caribéens, son parcours explore la quête de liberté d’une jeune fille qui cherche à inventer sa propre manière d’exister. 

 

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Lola Khalfa

Bien faire

Autrice, réalisatrice et artiste visuelle franco-algérienne, elle développe un travail autour des mémoires empêchées, des récits interrompus et des formes d’invisibilité liées à l’histoire, à l’exil et aux rapports de pouvoir. À travers ses œuvres visuelles, elle explore les traces laissées par les corps et les lieux. 

Dans le cadre de la résidence, elle développe Bien faire, un récit sur les silences qui entourent la mort. À Marseille, après la disparition soudaine de Younès, patron d’une petite cantine, ses proches tentent d’organiser ses funérailles entre démarches administratives et choix du rapatriement, tandis que son fils de huit ans perçoit peu à peu la vérité que les adultes cherchent à lui cacher​.​​

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Tatiana Botovelo

Veloma, Lucienne

Cinéaste franco-malgache basée à Marseille, formée à l’anthropologie et au documentaire, elle développe un travail attentif aux récits familiaux, aux absences et aux liens qui persistent au-delà des frontières. 

Dans le cadre de la résidence, elle développe Veloma, Lucienne, un drame entre la France et Madagascar. Vingt ans après le meurtre de leur sœur, Lam et Jeanine retournent sur leur terre d’origine pour le famadihana, une cérémonie de retournement des morts, où resurgit un secret qui traverse leur famille. 

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Kaveh Mazaheri

Rien n'est vérifié

Cinéaste iranien basé en France, il développe un cinéma attentif aux tensions entre image, vérité et pouvoir. Son travail explore la manière dont les récits publics et les blessures intimes se répondent.

Dans le cadre de la résidence, il développe Rien n'est vérifié, un thriller psychologique dans le sud de la France, à la croisée de la France et de l’Iran. À Nice, un ancien spécialiste de la censure et de la manipulation d'images en Iran voit son passé ressurgir lorsqu'une femme iranienne en exil, venue faire la lumière sur la mort de sa sœur, croise sa route. La fabrication d'images falsifiées devient un moyen de faire émerger la vérité, au risque de brouiller la frontière entre justice et manipulation.

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David Chausse

Sous la vague

Scénariste-réalisateur français, il développe un cinéma sensible où les corps, les paysages et les sensations révèlent les bouleversements intérieurs de ses personnages. À travers des récits d’êtres en mouvement, il explore les fragilités et les liens qui nous construisent. 

Dans le cadre de la résidence, il développe Sous la vague, un drame initiatique sur la côte basque. Le film suit Malo, un jeune surfeur confronté au retour d’un passé enfoui. Au fil de sa rencontre avec Adèle et avec un enfant qui ravive en lui la mémoire de celui qu’il a été, il avance entre l’océan, l’amour et une autre façon de faire famille, dans un parcours où les blessures héritées se confrontent à la possibilité de nouveaux liens. ​​

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Junior Mozese

Moyeyi

Scénariste-réalisateur congolais originaire de Kinshasa, il développe un cinéma où le documentaire dialogue avec la fiction. Nourri par les récits, les paysages et les imaginaires du bassin du Congo, son travail explore la manière dont les croyances, les langues et les mythes façonnent notre rapport au monde. 

Dans le cadre de la résidence, il développe Moyeyi, une fable contemporaine. Le film raconte l'histoire d'un enfant né dans une communauté où la parole n'existe pas. Lorsque sa voix surgit pour la première fois, elle bouleverse l'ordre établi et le contraint à fuir. Son voyage vers un autre monde devient la quête d'un langage capable de relier deux civilisations qui s'ignorent. 

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